Le mot de l'autre jour
Du philosophe du rugby à propos de Chabal : “C’est la revanche du poilu sur l’épilé ...Nous sortons des éphèbes du Stade Français calibrés pour séduire la niaise et le benêt.”
Le retour du poilu sur le glabre n’est pas pour me déplaire mais son utilisation médiatique n’est pas rassurante. On le savait, les spectateurs des stades de foot sont tous de vilains gros méchants imbéciles violents mais assisterait-on à un changement programmé du public des stades de rugby ? .
Michel Platini s’inquiète dans sa lettre au président de Neuilly, supporter du “club des enculés” : “Une grave menace plane sur le développement du football européen, l’omniprésence de l’argent” (dont il a aussi profité). La maladie mercantile du foot est diagnostiquée depuis longtemps, mais aucun remède n’ayant été prescrit pour l’enrayer, elle atteint aujourd’hui son pic de profit et les marchands du stade, rois des médias, se tournent vers un autre espoir de moissons argentées en labourant une nouvelle friche : la terre rugby.
Gageons que dans peu de temps et avec le grand cirque médiatique dont ils disposent ils parviendront à leur fin. Ne verra-t-on pas alors les doux benêts se muer en féroces crétins ? Beaucoup se fondant sur une opposition artificielle entre les valeurs du foot et du rugby pensent encore que non. Moi pas. L’argent finit toujours par tout pourrir.
Jeu : Quel est le nom du philosophe du rugby ? Il me reste encore du Tariquet.
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