Les JO s’enflamment
Bientôt sans flamme sur leur parcours mondial, les JO ont réussi à enflammer la vie politique mondiale.
Dans un monde en guerre économique permanente, donc en guerre tout court, il y a encore des naïfs qui rêvent de Jeux apolitiques. Comme si le sport, l’argent et la politique n’étaient pas depuis la nuit des temps ontologiquement liés.
Annulés dès 1916, puis en 1940 et en 1944 du fait des deux guerres mondiales, instrumentalisés à des fins de propagande nazie en 1936, les jeux furent également boycottés à de nombreuses reprises. Par la Turquie dès 1896, année de la création des jeux modernes par Pierre de Coubertin, mais également par les Pays-Bas, l'Espagne et la Suisse en 1956 en raison de la répression soviétique en Hongrie, ainsi que par le Cambodge, l'Egypte, l'Irak et le Liban du fait de la crise de Suez la même année. Par de nombreux pays africains afin de dénoncer l'apartheid en 1968, 1972 et 1976. Par 65 délégations (dont les Etats-Unis) en 1980 du fait de l'intervention soviétique en Afghanistan. Puis en 1984 par l'URSS et 14 états "proches" en réponse au précédent boycott. En 1988 enfin par Cuba, l'Ethiopie et le Nicaragua afin de protester contre l'exclusion de la Corée du Nord lors de l'organisation des jeux de Séoul. Ajoutons qu’ils ont toujours servi de vitrine aux nationalismes et aux idéologies.
Même si on peut reprocher la couverture médiatique actuelle des JO en France qui a laissé au pied du podium la politique intérieure de notre pays, remercions-les d’avoir enflammé notre réflexion en nous rappelant la situation de notre monde et d’avoir imposé une gymnastique au principal organe de notre corps qui n’est pas un muscle : le cerveau.
Jeu
En quelle année a été instituée la cérémonie de la flamme, lien entre les Jeux antiques et les Jeux modernes ?
On gagne une boîte d’allumettes.
Publicité
Partager cet article
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
J
J
N
K
N