Ça suffit
Le gouvernement ne peut pas attaquer frontalement et rapidement les acquis salariaux mais il a appris que le temps joue à son avantage. Il prend donc son temps. Lentement mais sûrement, il détricote les avancées sociales.
Détruire le service public pour casser la seule entreprise qui représente l'esprit collectif et casser les retraites par répartitionprocèdent de la même volonté idéologique.
L'idéologie libérale, dont se réclame la sarkozie, vise à l'émiettement du salariat pour livrer individuellement chaque salarié pieds et poings liés à loi du capital.
Mais faire du salarié un individu isolé dans l'entreprise ne suffit plus à nos libéraux. Ils veulent faire plus fort. Casser le système de retraites par répartition, en faisant croire le contraire, pour alimenter les fonds de pension et faire en prime du salarié un individu qui s'auto-exploite, c'est le fin du fin de la fin qui nous attend si nous les laissons faire.
La majorité des français soutient le mouvement de lutte actuel et contrairement à ce que nous répètent les laquais de l'information, le salariat européen n'est ni abattu, ni silencieux, ni décervelé. Les Grecs, les Italiens, les Espagnols après leurs protestations, les Allemands et les Britanniques observent le mouvement de résistance français avec envie et espoir. Ce dernier porte les espoirs non seulement de la majorité des Français mais aussi celle des travailleurs européens qui se rendent compte que ce sont eux qui paient la facture d'un système en crise depuis plus de 30 ans. Ce ne sont donc pas de "réformes" dont les pays ont besoin mais bien d'une révolution.