Un film noir
Nick l’Agité a réussi son coup, il a flingué à la régulière le vieux Jack et son porte-flingue Dom le Distingué. La guerre des chefs terminée, bien conseillé, il a mené une campagne qui a éliminé le camp adverse. Comme toujours, pour triompher, un bon capo s’allie avec des transfuges et des traîtres. Maintenant il est le capo suprême.
Le vieux Jack nous avait fait le coup de “ la fracture sociale”, le nouveau Nick l’Agité a réussi le sien avec son attrape-gogos“travailler plus pour gagner plus”, lequel n’avait qu’un seul but, trouver des soutiens dans les quartiers pauvres pour se faire élire. Les salariés pauvres et très cons qui ont cru cette promesse électorale seront les cocus de l’histoire, mais ils nous ont embarqués dans cette galère. Élus par eux, pas pour eux mais contre eux, Jack le Silencieux et Nick l’Agité que rien n’oppose sur le fond, malgré leur guerre récente, travaillent pour leur propre compte mais toujours dans la continuité pour leurs vrais patrons, ceux qui tiennent le marché. Leur différence ? L’Agité est plus actif et accélère le mouvement. Il se méfie des traîtres. Il fait le boulot lui-même. Certains de ses lieutenants l’appellent Nick le Dingue. Avec l'omerta qui entoure son flingage du code du travail d'ailleurs envisagé par un des derniers conseil tenu par le Grand Jack (7 mars), il nous ramène cent ans en arrière au bon vieux temps et cette “réforme”, il entend bien la mener jusqu’au bout comme toutes celles qui casseront idéologiquement et concrètement les résistances.
Il a, pour réussir son coup, ses experts techniques marrons et ses médias corrompues, apparatchiks libéraux et hommes de mains, qui diffusent au quotidien les idées et l’argumentaire de leur maître de façon bien plus efficace que les distributions de tracts sur le marché. Comme Francky le Cave ne se rebiffera pas, il ne nous reste plus qu'à écrire la suite nous- mêmes.
Publicité
Partager cet article
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article