Devoir de rédaction
Grand corps malade
Sujet : Un malade, déclaré incurable, retrouve momentanément la parole. Racontez sous forme de dialogue la conversation de la famille avec le docteur dans le couloir de l’hôpital.
La scène se passe dans le couloir de l’hôpital parisien des Réformistes rue de Solférino. Ce sont les enfants du malade qui ont intercepté le docteur au sortir de la chambre.
- Docteur, docteur, comment va-t-il ? A-t-on encore un espoir ? Peut-on le voir ?
- Pas pour le moment mais il va bien, il a même dit un mot. Vous savez qu’il était dans un coma profond après le choc survenu en mai, mais nous nous sommes aperçus qu’il y avait au préalable un dysfonctionnement cérébral invalidant, ce qui expliquerait son incapacité à réagir au choc et provoquer sa dépression. La partie droite du cerveau était atteinte par la tumeur dite de l’économie libérale qui paralysait aussi le centre de la parole. La tache gagnait du terrain, nous pensions faire l’ablation de la partie du cerveau atteinte mais c’était trop risqué, la tumeur étant profonde. Nous avons dû faire appel à des spécialistes européens qui avaient déjà traité ce genre de maladie dans leurs pays respectifs. Au lieu de procéder à une lobotomie, ils ont réussi à diffuser la tache jusqu’à l’hémisphère gauche du cerveau, ce qui a eu pour effet de faire retrouver un nouvel équilibre mental au malade et celui-ci a alors prononcé faiblement son premier mot, celui que nous attendions tant.
- Quel a été ce premier mot, docteur ?
- Il était presque inaudible, je crois que c’était “oui au mini traité”.
- Vous pensez qu’il en prononcera un autre d’ici peu ?
- Il faudra attendre, il y a eu une hémorragie et la convalescence sera longue. Pour le moment, il ne reconnaît même plus ses amis et d’ailleurs beaucoup l’ont abandonné ou se font rares.
- Retrouvera-t-il toutes se facultés ?
- Il n’y a pas beaucoup d’espoir, ce type de maladie laisse des séquelles irréversibles.
- Nous sommes inquiets, docteur.
- Ne vous faites pas de souci pour lui, il est dans un autre monde, il ne se rend plus compte de rien.
- Nous ne sommes plus inquiets pour lui, mais inquiets pour nous, comment allons-nous faire sans lui ?
- Vous êtes adultes maintenant, vous vous débrouillerez très bien sans lui.
- Merci, docteur.
Sujet : Un malade, déclaré incurable, retrouve momentanément la parole. Racontez sous forme de dialogue la conversation de la famille avec le docteur dans le couloir de l’hôpital.
La scène se passe dans le couloir de l’hôpital parisien des Réformistes rue de Solférino. Ce sont les enfants du malade qui ont intercepté le docteur au sortir de la chambre.
- Docteur, docteur, comment va-t-il ? A-t-on encore un espoir ? Peut-on le voir ?
- Pas pour le moment mais il va bien, il a même dit un mot. Vous savez qu’il était dans un coma profond après le choc survenu en mai, mais nous nous sommes aperçus qu’il y avait au préalable un dysfonctionnement cérébral invalidant, ce qui expliquerait son incapacité à réagir au choc et provoquer sa dépression. La partie droite du cerveau était atteinte par la tumeur dite de l’économie libérale qui paralysait aussi le centre de la parole. La tache gagnait du terrain, nous pensions faire l’ablation de la partie du cerveau atteinte mais c’était trop risqué, la tumeur étant profonde. Nous avons dû faire appel à des spécialistes européens qui avaient déjà traité ce genre de maladie dans leurs pays respectifs. Au lieu de procéder à une lobotomie, ils ont réussi à diffuser la tache jusqu’à l’hémisphère gauche du cerveau, ce qui a eu pour effet de faire retrouver un nouvel équilibre mental au malade et celui-ci a alors prononcé faiblement son premier mot, celui que nous attendions tant.
- Quel a été ce premier mot, docteur ?
- Il était presque inaudible, je crois que c’était “oui au mini traité”.
- Vous pensez qu’il en prononcera un autre d’ici peu ?
- Il faudra attendre, il y a eu une hémorragie et la convalescence sera longue. Pour le moment, il ne reconnaît même plus ses amis et d’ailleurs beaucoup l’ont abandonné ou se font rares.
- Retrouvera-t-il toutes se facultés ?
- Il n’y a pas beaucoup d’espoir, ce type de maladie laisse des séquelles irréversibles.
- Nous sommes inquiets, docteur.
- Ne vous faites pas de souci pour lui, il est dans un autre monde, il ne se rend plus compte de rien.
- Nous ne sommes plus inquiets pour lui, mais inquiets pour nous, comment allons-nous faire sans lui ?
- Vous êtes adultes maintenant, vous vous débrouillerez très bien sans lui.
- Merci, docteur.
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