Revistero
Féria d’Istres
Autour des arènes : mélange de tutu-panpan et de castagnettes.
Météo : Plein soleil, ciel immaculé, température idéale, vent léger.
Arène en ciment, neuve flambante au sable beige rosé, remplie par des autochtones aux 9/10.
Les toros
Le premier aux cornes visiblement afeïtées est un manso léger et fuyant, nul. Le quatrième à peine mieux. Le cinquième n’est jamais mauvais, il sera beau, lourd et cogneur mais réservé sur la fin. Le troisième et le sixième ont été les meilleurs. Malgré de petites piques tous se sont éteints.
Les toreros
Denis Loré
Pour ses adieux à Istres, il a écopé des deux plus mauvais cornus, peu cornus. Quelques petites choses au premier un peu plus au second. Avis au premier, épée concluante au troisième essai. Silence. Avis au second, bon descabello. Salut. La despedida est faite.
Julien Miletto
Pour Mimi et moi, le meilleur de l’après-midi. Le plus sincère, généreux, torée avec douceur des comparses peu coopérants : le premier réservé, le deuxième idem mais cogneur. Ses naturelles ne sont pas assez croisées mais suaves et les plus sincères de l’après-midi. Tue mal, demi-lames et descabellos. Avis au second. Silence et silence.
Mehdi Savalli
Il fait déjà du Savalli. Torée le public qui l’intéresse plus que le toro et sombre avec aisance dans la facilité. À son premier toro, mauvaises poses de banderilles, qu’il sauve par une pose “al violin”. Comme dit mon ami Charles “ C’est plus facile de poser“à cornes passées”. Le “violin” s’y prête généreusement. Le public apprécie. Malgré les inévitables agenouillades, de bonnes choses à la cape avec les deux toros. faena agréable des deux mains à son premier qui lui vaut une oreille après une lame et un descabello. Toréo sans profondeur, quelconque à la muleta, à son deuxième, quelques tentatives trémendistes pour masquer son impuissance devant un toro réservé. À la mort, nous refait presque le coup de Vic. Avis. Applaudissements.
Pour le président : la musique n’est pas obligée à chaque faena.
Pour la musique : suavité, légèreté et meilleure adéquation des morceaux avec les phases seraient les bienvenues. Je pense très fort à la musique des Armagnacs d'Eauze.
Voilà ce que nous avons dit, en plus rapide, au reporter de Radio Camargue qui nous a interviewés à la sortie des arènes. Il a été étonné car nous étions les seuls à dire que Miletto était le meilleur.
Un peu de corridas te laisse dans le clinquant et le superficiel, beaucoup t'ouvrent à la sincérité et à la recherche de la profondeur.
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