Plus de dopage
Les cyclistes sont dopés nous le savons tous depuis longtemps. Et les autres sportifs ? Apparemment, les bêtes de Roland Garros ne mangeraient que des pâtes et des bananes. Mais font-ils pipi dans une bouteille ?
Le sport moderne a été inventé par les britanniques fortunés, de ceux qui ne travaillaient pas beaucoup pour gagner beaucoup et qui avaient beaucoup de temps libre pour jouer dans leurs clubs universitaires ou privés. Leur seule dope était le whisky. Ils savaient vivre ces gens-là. C’étaient de vrais amateurs. Ils jouaient.
Pourtant, le sport professionnel existait dans le monde grec de l’Antiquité. Les athlètes payés par les villes qu’ils représentaient cherchaient déjà à améliorer leur entraînement, à soigner leur corps et leur régime alimentaire pour triompher, sans oublier de solliciter l’intervention divine en leur faveur, ne faisant pas entièrement confiance en leur capacité physique naturelle. Le dopage était en germe. D'abord archaïque et farfelu, il ne demandait qu'à s'épanouir avec le temps.
Il lui suffisait de changer d’échelle géographique, financière et médicale. Aujourd'hui, pour faire beaucoup de fric, le capitalisme marchand a inventé le spectacle sportif permanent mondial et de haut niveau, les droits publicitaires et de retransmissions et le suivi médicalisé haut de gamme. Cependant, pour nos sportifs, les fondamentaux antiques sont restés valables. L’appel à l’intervention divine existe toujours, il n’ y a qu’à voir les footeux entrant sur le terrain. Aux Brésiliens le signe de croix catholique, aux Russes et Ukrainiens l'orthodoxe et à nos mulsulmans la prière à Allah. L’entraînement, le régime alimentaire et les soins du corps sont toujours au centre des préoccupations de nos compétiteurs modernes. Mais l’intervention divine comme l’entraînement et le régime alimentaire n’étant pas toujours suffisants, avec les progrès de la médecine du sport, le dopage, de farfelu est devenu scientifique et efficace. Surtout que le sport, devenu spectacle commercial draînant les foules internationales et le fric, le réclamait pour assurer la qualité et la pérennité des représentations.
Spectacle pour les foules qui exigent des exploits et produit pour les commerciaux qui exploitent les sportifs, que pouvaient faire ces derniers pour être au top et toujours en forme, si ce n’est ce que font les travailleurs exténués. Pourquoi leur chercher des poux sur la tête ? Parce que ce sont des tricheurs ? Pour l'éthique du sport ? Mais si le spectacle est beau, tout le monde s’en fout. Analyse-t-on le sang et les urines des rockers, jazz-men et autres gens du spectacle à la fin de leur représentation ?
Je vois donc trois solutions pour régler le problème du dopage. La première, radicale : ne plus faire de sport. La deuxième, idéale : devenir tous de riches british et faire du sport amateur et gratuit. La troisième, libérale et amorale : reconnaître les sportifs comme gens de spectacle avec le statut d’intermittent et supprimer les contrôles. En voyez-vous une autre?
Le sport moderne a été inventé par les britanniques fortunés, de ceux qui ne travaillaient pas beaucoup pour gagner beaucoup et qui avaient beaucoup de temps libre pour jouer dans leurs clubs universitaires ou privés. Leur seule dope était le whisky. Ils savaient vivre ces gens-là. C’étaient de vrais amateurs. Ils jouaient.
Pourtant, le sport professionnel existait dans le monde grec de l’Antiquité. Les athlètes payés par les villes qu’ils représentaient cherchaient déjà à améliorer leur entraînement, à soigner leur corps et leur régime alimentaire pour triompher, sans oublier de solliciter l’intervention divine en leur faveur, ne faisant pas entièrement confiance en leur capacité physique naturelle. Le dopage était en germe. D'abord archaïque et farfelu, il ne demandait qu'à s'épanouir avec le temps.
Il lui suffisait de changer d’échelle géographique, financière et médicale. Aujourd'hui, pour faire beaucoup de fric, le capitalisme marchand a inventé le spectacle sportif permanent mondial et de haut niveau, les droits publicitaires et de retransmissions et le suivi médicalisé haut de gamme. Cependant, pour nos sportifs, les fondamentaux antiques sont restés valables. L’appel à l’intervention divine existe toujours, il n’ y a qu’à voir les footeux entrant sur le terrain. Aux Brésiliens le signe de croix catholique, aux Russes et Ukrainiens l'orthodoxe et à nos mulsulmans la prière à Allah. L’entraînement, le régime alimentaire et les soins du corps sont toujours au centre des préoccupations de nos compétiteurs modernes. Mais l’intervention divine comme l’entraînement et le régime alimentaire n’étant pas toujours suffisants, avec les progrès de la médecine du sport, le dopage, de farfelu est devenu scientifique et efficace. Surtout que le sport, devenu spectacle commercial draînant les foules internationales et le fric, le réclamait pour assurer la qualité et la pérennité des représentations.
Spectacle pour les foules qui exigent des exploits et produit pour les commerciaux qui exploitent les sportifs, que pouvaient faire ces derniers pour être au top et toujours en forme, si ce n’est ce que font les travailleurs exténués. Pourquoi leur chercher des poux sur la tête ? Parce que ce sont des tricheurs ? Pour l'éthique du sport ? Mais si le spectacle est beau, tout le monde s’en fout. Analyse-t-on le sang et les urines des rockers, jazz-men et autres gens du spectacle à la fin de leur représentation ?
Je vois donc trois solutions pour régler le problème du dopage. La première, radicale : ne plus faire de sport. La deuxième, idéale : devenir tous de riches british et faire du sport amateur et gratuit. La troisième, libérale et amorale : reconnaître les sportifs comme gens de spectacle avec le statut d’intermittent et supprimer les contrôles. En voyez-vous une autre?
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