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Chasser le naturel, il revient au galop

1 Mai 2007 , Rédigé par Karoutcho Publié dans #damipey


Pour Sarko ou une autre
Souvenir de 68, toujours d'actualité







    
                Sarko n’a pu se refouler jusqu’au bout et “in cauda venenum”, son discours  de Bercy transpire la haine*. Oubliés, Jaurès et Blum, enfoncés le grand Charles et sa chienlit, renvoyés chez les enfants de chœur Le Pen et De Villiers, vivent Doriot et Déat. Il a déjà trouvé le bouc émissaire aux malheurs de la France, lui faudra-t-il des stades ou des camps  comme ceux pensés en son temps par Pasqua et son SAC pour "liquider une fois pour toutes"l’esprit maudit de 68 ?
              Pourquoi cette haine digne de celle des  monarchistes pendant la Restauration, de celle des  versaillais après la Commune et des cagoulards après la défaite de 1940 ?
          Parce que la droite ne digère jamais les avancées concrètes arrachées par le monde du travail, les femmes et les jeunes, qu’elles soient de 68, du Front Populaire ou de la Libération. Apparemment ni Pompidou, ni Giscard, ni Chirac n’ont été à la hauteur de la tâche. Aujourd’hui, avec le petit fürher de Neuilly, la droite “moderne”retrouve ses couleurs d’antan et de toujours, elle tient en lui, celui qui mieux que Le Pen, réalisera la revanche posthume de Pétain. Et celle-ci sera d’autant plus forte qu’elle a attendu soixante ans. La vengeance est un plat qui se mange froid.


Libération du lundi 30 avril
  *Pour Sarkozy, Mai 68 est responsable de tout : du dénigrement de l'identité, du communautarisme, de la faillite de l'école, du cynisme des capitalistes et même des parachutes dorés ! De la campagne qui s'achève, Sarkozy dit carrément : «Ce fut une campagne aux prises avec une crise morale comme la France n'en a peut-être jamais connu, sauf peut-être au temps de Jeanne d'Arc.» Le candidat de l'UMP tonne : «Les héritiers de Mai 68 avaient imposé l'idée que tout se valait, qu'il n'y avait donc désormais aucune différence entre le bien et le mal, aucune différence entre le vrai et le faux, entre le beau et le laid. Ils avaient cherché à faire croire que l'élève valait le maître [...], que la victime comptait moins que le délinquant.»  «Il n'y avait plus de valeurs, plus de hiérarchie», lance-t-il, dénonçant la «gauche, héritière de Mai 68  [...]. Dans cette élection, il s'agit de savoir si l'héritage de Mai 68 doit être perpétué, ou s'il doit être liquidé une bonne fois pour toutes».

Le Monde

Les héritiers de Mai 1968 sont même responsables, selon Nicolas Sarkozy, de la "dérive du capitalisme financier". "La contestation de tous les repères éthiques a préparé le terrain des parachutes dorés et des patrons voyous."


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