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Climat

30 Janvier 2007 , Rédigé par Karoutcho Publié dans #damipey


                        Quand j’étais enfant, papés et mamés tenaient les responsables des variations climatiques : les“Spoutniks”soviétiques. Tout le monde sait aujourd’hui grâce aux études et aux publications historiques sur le climat que celui-ci n’a pas été fixé une bonne fois pour toute par le Bon Dieu, qu’il a varié et qu’il y a eu des phases de refroidissement et de réchauffement de notre planète alors qu’il n’y avait ni villes, ni industries, ni transports polluants, ni élevages extensifs.
                           Aujourd’hui, comme nous sommes instruits, nous ne pouvons nous empêcher de nous interroger sur le rapport entre le réchauffement de notre Terre et le changement climatique, sur les parts prises dans ce réchauffement et dans ce changement par “dame Nature”, notre mode de vie et le mode  de production. “ Que faire ?”, étant la dernière et fatale question.
                           La réponse de la communauté scientifique à la première question m’est apparue plutôt discrète, on dira prudente. Celle des médias, mélangeant sans précaution réchauffement de la planète et changement climatique un vrai salmigondis ne nous éclairant en rien.
                          Sur le rôle de “dame Nature” nous n’y pouvons pas grand chose mais nous savons que l’activité solaire varie, ainsi que l’angle de l’axe de rotation de la Terre et que ces deux phénomènes font la Terre “vivante” depuis la nuit des temps. S’ils ne comptent pas pour rien dans le réchauffement de la planète y jouent-ils un rôle capital ? J'aurais aimé quelques éclaircissements, c’est le quasi mutisme médiatique. Sur notre style de vie, c’est un torrent médiatique d'actions à mener pour lutter contre l'effet de serre, mais toucher au sacro-saint mode de production, jamais. Silence radio. Pourtant il me semble être Le problème central à résoudre.
                      Si nous ne pouvons rien sur les paramètres”naturels”, nous pouvons agir sur le paramètre “mode de production”. Quand le mode de production des richesses, présenté comme le seul moteur de progrès et de développement, reste la course au profit, il est indispensable de répondre à la question “ Que faire ?” et faire grincer quelques dents idéologiques.
                       L’écologie qui ne se place pas dans le cadre de la lutte antilibérale s’égare dans les marges et ne peut que nous proposer de mettre un pull quand il fait froid et un chapeau de paille quand il fait chaud. Alors que la moitié de l’humanité crève de faim ou vit en-dessous du seuil de pauvreté, l’écobobologie se replie dans le compassionnel, sur une politique malthusienne dans les pays pauvres où il y a beaucoup de riches et vers la“gestion de la décroissance” dans les pays riches où vivent de nombreux pauvres. Ne pas comprendre que le partage et une meilleure utilisation des richesses s’arrachent par une lutte politique dure et intense parce qu’ils ne seront jamais acceptés par le capitalisme est une faute grave. La lutte pour le maintien dans les services publics de l’éducation, de la santé, de la poste et des transports collectifs s’inscrit dans cette perspective antilibérale tout comme la lutte contre les guerres et celle contre les paradis fiscaux. Celle contre la pollution, relent de la course au profit, mauvaise haleine et flatulences de la société capitaliste qui a pris possession de l’orange bleue y a toute sa place. Pour lutter contre l’effet de serre, il ne suffit pas d’éteindre les veilleuses et de manger bio, il faut  rompre avec le capitalisme qui nous étouffe.

Karoutcho
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J
C'est la faute des soviétiques et de tous ces sales rouges de l'est, je le savais!!!!
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