Dany en Italie

Ni gauche, ni droite, le mélange. C’est ce qu’a dit Dany aux Verdi d’Italie.
C’est le Vert caméléon. Nous nous allions avec les socialistes en France quand ceux-ci sont au pouvoir, il faut oser le faire avec Berlusconi en Italie puisqu’il y est encore pour quatre ans. S’il est logique, aujourd’hui en France, il devrait s’allier avec Sarkozy. D’accord pas s’allier, se mélanger.Voynet avait ouvert la voie pour s’emparer de Montreuil. Pas besoin d’un accord, il suffit d’un appel. Il n’y a que Libération pour oser affirmer Dany “ne pousse pas les Verdi chez Berlusconi.” Je ne dois pas savoir lire le Dany :
«Ici, les Verts continuent à ne voir que la gauche mais ils doivent se rendre compte que pendant quatre ans au moins, elle ne sera pas au pouvoir. Et entre-temps ? La transversalité est nécessaire, si on veut être influents, il faut regarder toute la société, insiste-t-il. Les Verts ont un train de retard parce qu’ils ont peur d’être happés par Berlusconi. Il faut se risquer, se mélanger. On ne peut pas rester toujours dans le même coin.» Et Libé d’ajouter :
“Nulle part, il est question d’un pacte ou d’une alliance politique avec Silvio Berlusconi. En Italie, l’article n’a suscité aucune réaction.”
Alors que trois lignes plus haut dans le même article, il est écrit :
Le lendemain, le quotidien Il Corriere della Sera publie un compte rendu du déjeuner avec ce titre : «Cohn-Bendit aux Verdi : regardez à droite.»
Pour Libé, Il Corriere n’est pas un grand de la presse italienne.
L’amour pour le Pape Écolo, roi de l’embrouille, rend aveugle. Un mélange peut être explosif ou être de l’eau tiède. Celui proposé par son Excellence Verte avec le soutien du Deus Ex Machina de l’Écologie Nicolas Hulot est de la deuxième nature. La messe Verte est dite.