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Tiens voilà du boudin

7 Décembre 2008 , Rédigé par Karoutcho


Morales n'est pas mort.

La mise en détention provisoire d'un lieutenant suscite de l'émotion parmi les jeunes officiers
(In Libération Secret Défense) 

Un jeune lieutenant, servant à la Légion étrangère, a été mis en examen jeudi 5 décembre par le juge d'instruction du Tribunal aux armées de Paris pour"actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner" et "violation des consignes". Il a été placé en détention à la prison parisienne de la Santé, dans l'enquête sur la mort d'un légionnaire à Djibouti le 5 mai dernier.

Ce légionnaire slovaque du 2e régiment étranger de parachutistes est décédé le 5 mai au cours d'un exercice à Djibouti, à la suite de coups répétés infligés par des gradés pour le contraindre à courir en pleine chaleur. Le parquet avait ouvert le 19 novembre une information judiciaire, comme nous le racontions alors.

Me Pierre-Olivier Lambert, avocat du lieutenant mis en examen, a dénoncé dans ce placement en détention "une décision ignoble qui constitue une sorte de pré-jugement et met à mal la présomption d'innocence". Il a précisé qu'il comptait faire appel de cette mise en examen et du placement en détention provisoire. Selon lui, "la hiérarchie de (son) client, un saint-cyrien entré dans la Légion il y a environ trois ans, l'a complètement lâché".

Cette affaire commence à susciter de nombreux commentaires, en particulier chez les jeunes officiers issus de Saint-Cyr, comme leur camarade de la promotion Général Simon (2003-2005). Certains ne comprennent pas que ce jeune officier soit ainsi "lâché" - c'est leur mot - par la hiérarchie qui a fait pression pour qu'il soit mis en examen. Ils ne comprennent pas non plus ce qui justifie sa mise en détention provisoire. Cette réaction, qui tient pour une grande part d'un reflexe corporatiste, n'en est pas moins vive.

Et à St Cyr, ce sont les plus intelligents de notre armée.

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P
Bonjour à tous, comme le dit Sévérino, il s'agit bien là d'un accident du travail. La mort d'un homme est dramatique quelle que soient les circonstances néanmoins, n'oublions pas qu'il s'agit de militaires et que par conséquent les conditions dans lesquelles ils sont formées n'ont rien à voir avec le train de vie d'un civil! Il est difficile de comprendre pourquoi la totalité des accusations ne se reporte que sur le lieut'... D'autant qu'il est inexpérimenté, vu qu'il sort tout juste de St Cyr. Il a certainement une part de responsabilité, cependant l'Armée est un système très hiérarchisé et étant donné le statut du lieut' et de son inexpérience, il a forcémément des chefs de qui il reçoit des ordres. Où sont le capitaine et le colonel? Où est leur part de responsabilité? Le chef de section est parti dans le désert pour une mission. Il semble que cette mission a été commanditée par quelqu'un... D'après les articles, l'entraînement a eu lieu le lendemain de la fête de Cameron qui semble-t-il est un évènement très arrosé! Pourquoi le lieut' a-t-il été envoyé dans des conditions désertiques insupportables alors que l'ensemble de la troupe n'était pas au meilleur de sa forme? Ce n'est sans doute pas le lieut' qui a décidé de partir dans de telles conditions vu le système hiérarchisé qu'est l'Armée.  Il est trop facile de mettre la faute sur "un" homme alors que d'autres sont SUREMENT impliqués. Il est aussi peu compréhensible de constater sa détention provisoire plusieurs mois après l'incident. Pour info, le recours à la détention provisoire est utilisée pour empêcher l'accusé de cacher des preuves, de suborner des témoins ou de s'enfuir. Or depuis le temps que l'accident a eu lieu, j'imagine de 1, que le lieut' se serait enfui tout de suite s'il l'avait vraiment voulu. De 2, s'il avait voulu cacher des preuves ou manipuler des témoins il l'aurait fait depuis longtemps. Dans ce cas, la détention provisoire semble INJUSTIFIEE. Cette affaire n'est pas claire et que lumière se fasse. Et n'oublions pas que le lieut' n'a pas été jugé et que la présomption d'innocence doit être respectée jusqu'au bout. Notons qu'il y a pas mal de gens qui sont détenus de manière préventive et qui ressortent libres sans être inquiété par la justice. De plus, les chefs d'accusations (torture et actes de barbarerie) n'ont jusqu'à aujourd'hui pas été prouvés. Une instruction est en cours, qui déterminera la gravité et les causes réelles de la mort. Maintenant il faut laisser la justice faire son travail et éviter de caricaturer aussi bien les faits, que ces acteurs!<br /> <br /> <br />
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T
Bonjour,<br /> "l' armée de terre souhaite marque le coup". En d'autres termes faire un exemple. Tous ceux ayant servi en régiment para ou légion savent qu'en prendre dans la gueule ça n'arrive pas qu'aux autres, cette fois ça s'est mal fini. Mais je souhaite rappeler certaines choses concernant le contexte parcequ'à force d'entendre condamner le Lieut on a l'impression qu'il n'y a plus d'analyse:- La manœuvre s'est passé juste après la commémoration de Camerone, donc les gars n'étaient pas frais (qui a ordonné un exercice juste après? - Le colon, pas le Lieutenant).- Il faisait exceptionnellement chaud- Le légionnaire concerné était loin d'être physiquement fort<br /> La fatigue, la chaleur, un légionnaire pas super résistant; voilà le contexte qui, à mon avis, explique beaucoup. Là dessus, quelques baffes et une insolation (qui soit dit en passant peut vous arriver en vacances sur la côte d'azur) et l'organisme du Légionnaire n'a plus supporté. On est loin de l'exécution que certains journaux (type canard enchainé) présentent dans le but de cracher encore un peu sur l'armée...
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S
Jugement hâtif et lâchage par la grande famille sont ils l'apanage de l'armée moderne et de la légion ? Inquiétant pour les nouvelles recrues.
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B
Bravo Séverino !!!
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S
Liberté, EGALITE, Fraternité.En l'espèce, un accident dramatique se produit dans le cadre professionnelle (Les militaires sont professionnels, il s'agit d'un accident du travail aussi terrible soit il). Une enquête est diligentée. Elle n'a pas encore aboutit que des informations ( ?) accusatoires sont publiées et les soldats mis en cause (Etiez vous sur place pour être si affirmatif ?). Les faits ne sont pas prouvés à ce jour et une procédure est en cours. Il convient donc de laisser la justice faire son travail.<br /> Rappelons que le drame est intervenu juste après les fêtes de CAMERON, moment où les soldats ne sont pas au mieux de leur forme.<br />  <br /> Les juges mettent en détention le lieutenant ce qui est contraire aux principes fondamentaux du droitLe droit français reconnait la présomption d'innocence : Mesdames et messieurs, respectez là. L'enquête et le procès donneront leurs conclusions.
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