Il n' y a pas qu'en France
que les enseignants sont en colère. Après l'Italie, c'est au tour du Portugal.
Le gouvernement socialiste portugais fait jeu égal avec le nôtre. Mais depuis la Révolution des œillets, les socialistes portugais nous avaient idéologiquement prévenus. Ils sont les bons élèves du social-libéralisme qui imbibe l' Internationale socialiste.
| PORTUGAL • Les enseignants s'opposent au gouvernement (Courrier International) | |||||||||
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| A un peu moins d'un an des élections législatives, le Premier ministre José Sócrates fait face à une fronde du milieu enseignant, descendu massivement dans la rue. Sa gestion de la crise est mise en cause. | |||||||||
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Ces trois dernières années, le gouvernement de José Sócrates (PS), et la ministre de l'Education, Maria de Lurdes Rodrigues – surnommée "sinistre ministre" –, ont lancé plusieurs offensives contre l'école publique. Cela s'est traduit par de nombreuses fermetures d'établissements (accentuant la désertification de l'intérieur et du nord du pays), la réduction du nombre d'enseignants, la mise en cause de la participation des enseignants aux instances dirigeantes des établissements ou encore la remise en question de l'enseignement artistique et sportif – devenus facultatifs dans le primaire. Les syndicats craignent, entre autres, la disparition des concours de recrutement à caractère national, la fin du droit à la négociation collective, et plus généralement un désengagement progressif de l'Etat du secteur éducatif pour le transférer aux municipalités et ouvrir ainsi la porte à une future privatisation de l'enseignement. La presse portugaise brocarde le caractère complexe du système d'évaluation et reproche surtout à l'équipe Sócrates son manque de dialogue social. Le politologue André Freire s'en inquiète dans les pages de Público : "Seuls des myopes peuvent attribuer des manifestations d'une telle ampleur à une manipulation des syndicats. On a surtout assisté à plusieurs tentatives d'intimidations de syndicalistes par la police. On constate aussi une énorme crispation entre un 'gouvernement illuminé' et les nombreux fonctionnaires sur le terrain (recteurs, professeurs, etc.), avec lesquels il n'arrive pas à s'entendre et qu'il n'hésite pas à provoquer de façon récurrente. Dans une démocratie, les libertés politiques (syndicales comprises) ne doivent pas être respectées uniquement sur le plan formel, mais elles doivent l'être également au niveau des pratiques [du pouvoir]." | |||||||||
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| Daniel Matias | |||||||||
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