Sur le fond
Hubert Védrine sur Parlons Net - France Info - 1/3
envoyé par FranceInfo
"Brillant Hubert Védrine !
Mais pour être brillant, il n’en est pas moins privilégié et à ce titre bien loin de nous.
Il faut n’avoir jamais été du côté du plus faible pour croire que l’on peut moraliser le capitalisme.
Il faut avoir oublié ou n’avoir jamais su que les règles sont faites et défaites par les puissants qui souffrent d’amnésie régulièrement, dès que leur portefeuille est en jeu.
Dire qu’ils en « souffrent » est impropre, car c’est nous qui souffrons de leur amnésie.
Non, c’est tout qui est à revoir à commencer par la distribution des richesses, personne ne devrait avoir le droit de les engranger pour soi et de laisser les autres crever .
Car, ces gens puissants - quelquefois brillants et quelquefois même sincères - oublient que lorsqu’ils commencent à se pencher sur le corps social malade, combien sont déjà morts ou tellement souffrants ?
L’accaparement au profit de quelques-uns, c’est la pauvreté pour de nombreux autres.
Et quelles que soient les règles mises en place, fussent-elles protectrices un temps, ils les dénieront au bout de quelques années pour mieux nous spolier."
D'accord avec le blogueur "athénaïs".
J'ajoute que dans cette entrevue, si j'ai apprécié le tacle sur Kouchner, je n' oublie pas cependant que Védrine a une casserole accrochée à ... sa veste avec le Rwanda. Sa justification de l'économie de marché n'est pas archaïque, elle est préhistorique.
Les grandes puissances défendront toujours leurs intérêts économiques. C'est un fait.
Mais, il ne voit qu'une solution diplomatique pour les contraindre à changer. Il pense toujours diplomatie, jamais intervention des peuples. C'est vrai que c'est un fonctionnaire du Quai d'Orsay et qu'il fréquente en permanence les superstructures mais c'est avant tout un social-démocrate. Il craint l'intervention des masses.
Nous pouvons faire un rapprochement historique avec une situation bien connue.
Le Front Populaire n'aurait pas existé sans l'intervention des travailleurs français. Ces derniers ont soutenu mais surtout poussé, par les occupations et les manifs géantes, le gouvernement à réaliser des réformes si fortes qu'elles marquent aujourd'hui encore les consciences,
Il en sera toujours de même si nous voulons que les avancées soient réelles, la seule délégation de pouvoir ne suffit pas. L'intervention de ceux "d'en bas" est capitale. Elle n'est possible que si la bataille des idées à l'intérieur du peuple est gagnée. C'est la bataille essentielle à mener pour gagner la bataille tout court.
Au niveau national comme au niveau international.
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