De quoi se plaint-on ?
On se plaint du prix élévé des loyers, du prix inabordable de l’immobilier, du prix élevé des carburants et de l’énergie en général, du prix des transports collectifs, de la hausse des prix alimentaires, des bas salaires, de la baisse du pouvoir d’achat, du chômage, de la précarité du travail, de l’existence de travailleurs pauvres, du stress au travail, de la surpopulation carcérale, de la politique de santé, de l’insécurité, de la casse des services publics et de l’éducation, de la politique des transports, de la baisse du niveau scolaire, de l’appauvrissement des producteurs alors que la productivité augmente, de l’appauvrissement du plus grand nombre alors que quelques-uns s'accaparent des richesses produites par tous.
Avec le triomphe du capitalisme, n'y aurait-il plus qu'à subir son talon de fer ? Serait-ce la fin de l’espérance d’un autre monde, la fin de l’Histoire ?
C’est vrai, qui aujourd'hui se plaint de l’hydre capitaliste cachée sous le voile du libéralisme ? Même plus la gauche dont tous les bien-pensants louent le ralliement à l’idéologie dominante. Abandonnant les idées qui l’ont faite, ses cadres se vautrent dans la collaboration de classe. Ils ne voient plus que de très loin le monde du travail . Même ce dernier s’est fait embobiner par un excellent joueur de bonneteau politique lors des dernières élections. Il ne resterait plus alors que quelques marxistes attardés. Mais la réalité montre un peu plus chaque jour un système économique à bout de souffle. Le“sacro-saint marché contre lequel on ne peut rien”n’est ni le régulateur du juste prix des marchandises, ni le bon générateur de l’activité économique créatrice de richesses et encore moins l’organisateur d’une société civilisée. Avec la mondialisation, il atteint ses limites. Et quand ça pètera, je ne pleurerai pas la fin de ce système archaïque. Ce sera le début d’une autre Histoire. Pour hâter ce jour, il y a quelque chose à faire : se battre.
DEMAIN MANIF À MARSEILLE.